De l'utilité du dogme

Mis à jour : nov. 5

Quand le ménage fait du bien aux méninges : En classant mes documents numérisés, j’ai retrouvé cette note « De l’utilité du dogme » de Thierry Paulmier. Compte-tenu des derniers évènements qui viennent de bouleverser notre pays (assassinat du Professeur d’histoire Samuel PATY), j’ai pensé utile de vous la soumettre vu sa pertinence. Ce philosophe a produit sur YouTube un certain nombre de vidéos toutes plus intéressantes les unes que les autres. En fin de texte, je vous propose un lien hypertexte qui vous permettra d'accéder à une vidéo sur YouTube afin d’apprécier son approche de l’intelligence émotionnelle.

Qui est Thierry Paulmier ? : Thierry Paulmier est économiste, politologue et comédien de formation. Après une thèse à la croisée de l’économie internationale et de l’économie de l’innovation, il part travailler pendant sept années à Genève dans une agence de l’ONU spécialisée dans l’assistance technique aux pays en développement dans le domaine du commerce international. Puis il prépare une thèse de philosophie politique sur les fondements émotionnels du politique. Après sept années de recherche sur les émotions, il soutient une thèse qui propose une nouvelle hypothèse anthropologique fondée sur les émotions et capable d’expliquer non seulement les différents types de rapports hiérarchiques entre gouvernants et gouvernés et les différentes formes de pouvoir et d’autorité, mais aussi d’offrir une cadre d’analyse et d’action à tout rapport interpersonnel. Il enseigne l’intelligence émotionnelle à l’ENA et à l’EDHEC Business School, ainsi qu’à l’Institut de formation de coaching professionnel certifié ICF, ELTY, à Genève et à Bordeaux.

Dogme et intolérance : On associe souvent dogme et intolérance. Être dogmatique ferait courir le risque d’être intolérant. Là encore, on se méprend totalement. En réalité, il faut d’abord être devenu dogmatique pour pouvoir prétendre être tolérant. Il faut avoir quelque chose à défendre pour être tolérant. Est tolérant celui qui en dépit d’avoir trouvé la vérité accepte que d’autres ne la reconnaissent pas comme tel, voire s’y opposent, et ne recourt pas à la violence pour imposer ses idées mais croient au dialogue et à la persuasion. En revanche, celui qui n’adhère à aucun dogme n’est pas tolérant, il n’a rien à défendre, il est juste indifférent. Il tolère toutes les opinions car il n’en a pas lui-même.

Dogme et action : Pour agir, il faut avoir les idées claires. Ainsi, selon Gustave Thibon (1976) « Il faut donc être ferme et intransigeant sur les principes et très souple et très nuancé dans l’art de les appliquer. Plus que cela : c’est la fidélité aux principes qui nous inspire le meilleur choix des moyens »

Haïr l’erreur, aimer l’errant : Le danger n’est donc pas dans le dogme mais dans l’amalgame entre l’erreur et l’errant. L’amour de la vérité entraîne nécessairement la haine de l’erreur. Mais ce n’est que lorsque cette haine contamine la relation à l’errant, que l’on tombe dans l’intolérance et le fanatisme.

Conclusion : A ce niveau de la réflexion on peut facilement comprendre que lorsque l’errant tombe sous le joug de fanatiques, d’extrémistes et de djihadistes, voire les trois à la fois, il ne résiste pas à l’endoctrinement et bascule très vite dans une spirale de démence criminelle.

https://www.youtube.com/watch?v=afxRvD-6aSE


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