Le commerce de proximité se révolte

Mis à jour : nov. 5

L’invasion des caddies : Au seuil du 2ème confinement, les médias nous apprennent à grand renfort de reportages et de micros-trottoirs que les grands magasins sont dévalisés. Des caddies entiers de pack d’eau, de papier toilette, de paquets de pâtes, farine, sucre et autres boites de conserves sortent des grandes surfaces et remplissent les coffres de voitures, les placards et les congélateurs.

Le commerce de proximité : Dans beaucoup de villes, les maires prennent des arrêtés autorisant l’ouverture de magasins de proximité de 2ème nécessité sous la pression de la population et en parfaite infraction avec les décisions de l’état prétextant l’inégalité de traitement avec les grandes surfaces.

Le e-commerce : Le e-commerce poursuit son ascension, le m-commerce se développe, le click and connect fait des adeptes et le Drive continue sa progression. Le cap des 100 milliards d'euros a été franchi en 2019 avec un chiffre d’affaires de 103,4 milliards d'euros soit une hausse de 11,6 % par rapport à 2018. Cet engouement des consommateurs pour ce mode d’achat ne date pas d’hier et la crise sanitaire n’a eu que très peu effet sur son développement (voit le dernier paragraphe).

Entre les trois mon cœur balance : Un décryptage s’impose car le choix n’est pas aussi évident qu’il n’y paraît. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas égalité de traitement entre les grandes surfaces (or rayons alimentaires) et les magasins de 2ème nécessité pendant le confinement. Il faut aussi dénoncer une flagrante injustice vis-à-vis des grands distributeurs du e-commerce et en particulier envers ceux qui ne payent pas d’impôts en France ; le boycott s’impose.

Le client a toujours raison : Les besoins des consommateurs sont différents selon la nature de leurs achats, de leurs habitudes, de leurs moyens, de leur domicile, etc. Autant de facteurs déterminants qui vont les conduire à choisir le mode d’achat et le commerce. cependant, il persiste un sérieux paradoxal ; bien des gens se lamentent de la disparition du commerce de proximité et ce sont les mêmes qui n’hésitent pas à faire leurs courses en grandes surfaces ou chez Amazone. Cherchez l’erreur !

Les Silver Surfers : L'achat en ligne s'est beaucoup développé chez les séniors ; 9 sur 10 réalisent des achats de biens ou de services sur Internet et 54% en font plus d'une fois par mois. 8 séniors sur 10 estiment qu’Internet contribue à améliorer leur vie.

Les plateformes de e-commerce : Je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine amertume à l’encontre des commerçants de la ville de Tours. En 2005, 2006, étant élu à la Chambre de commerce et d’industrie d’Indre et Loire, j’ai leur ai proposé de développer leur commerce en ligne à partir d’une plateforme mutualisée nommée « AchatVille ». Pour un coût dérisoire, ils pouvaient améliorer leur chiffre d’affaires voire de développer une 2ème boutique. Le démarrage a été long, et après avoir traité péniblement une centaine de contrats, l’engouement s’est vite étiolé car peu de commerçants y croyaient ; aujourd’hui cette plateforme est fermée.

Voir tôt c’est voir loin (Hubert Reeves) : Aujourd’hui, en plein confinement, le commerce de proximité peste contre les grandes surfaces, contre le e-commerce, le stationnement payant en ville, les consommateurs, les politiques, le gouvernement, etc. Vouloir résister contre vents et marées au modernisme, aux nouveaux modes de vie, aux nouveaux modes d’achat, c’est nier l’évidence. Les dépôts de bilan ont toujours été très importants pour les cafés, hôtels et restaurants (CHR). En 2019, en Indre et Loire, 284 commerçants ont fait une déclaration de cessation de paiement au tribunal de commerce.

Le Web-to-store : en français, « du Web au magasin » désigne le comportement qu’ont les consommateurs sur Internet avant d’effectuer leurs achats. Est-ce la solution qui va sauver le commerce de proximité ? Il faut l’espérer. Ce dont je suis persuadé, c’est que beaucoup de choses ont changé ; le consom-acteur arrive ! l’éco- consommateur se développe, le cross-canal a ses émules et la boutique du futur c’est pour demain.

Les besoins du consommateur : Le client a besoin de renseignements fiables, de comparer les prix et les caractéristiques des produits, de conseils accompagnés d’une grande disponibilité empathique et d’un service après-vente honnête et efficace ; bref, la confiance doit être de mise. Ensuite, la fidélité, c’est comme le bonheur, ce n’est pas inné mais ça se cultive. Comme dans tous les métiers, rien est durable si la remise en cause et l’adaptation n’est pas au rendez-vous et au bon moment.

Les chaines tissent la toile : Sur la toile, la crise sanitaire a profité aux commerçants traditionnels. L’e-commerce s’est développé pendant le confinement et les ventes des biens matériels ont explosé. Au total, les achats en ligne ont moins progressé qu’en 2019. Les chaînes de magasin « en dur » en ont néanmoins profité pour dépasser les purs spécialistes Internet. (Extrait de l’article de Philippe Bertrand du 15 septembre 2020 du Journal Les échos). Voilà une information intéressante !



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