Le temps ne fait rien à l'affaire...

Dernière mise à jour : août 7

Je dédie ce billet à François de Clozets et Hugo Travers afin qu'ils puissent réviser les fondamentaux Républicains.

Le duo délire : Hier soir, à l’émission télévisée « 6 à la maison » Anne Elizabeth Lemoine et Patrick Cohen ont invité, François de Clozets, ancien journaliste/essayiste et le jeune Hugo Travers plus connu sous le pseudo « HugoDécryte ». Ces deux personnages ont défendu la thèse selon laquelle, en cette période de pandémie, il ne faut plus sacrifier la vie des jeunes pour les plus âgés » Ils persistent et signent en déclarant péremptoirement « toutes les vies n’ont pas le même prix » ou encore « mourir à 95 ans du COVID ou de mort naturelle à 96, je ne vois pas la différence ». Une telle monstruosité mérite un sérieux décryptage, une bonne explication et une véhémente réplique.


Le temps ne fera rien à l’affaire : L’un complètement has-been ferait mieux de retourner se confiner dans son EHPAD et nous foutre la paix. Quant au second, illuminé de la dernière averse, il serait préférable qu’il fasse un bon apprentissage de la vie au lieu de se croire pour ce qu’il n’est pas en prônant de telles stupidités. Je suis certain qu’en lui appuyant sur le nez, il sortirait encore du lait. Encore un qui a dû naître avec une cuillère en argent dans la bouche !


Certains observent, d’autres agissent : comment oser soutenir une telle ânerie au moment où d’autres, plus valeureux et vertueux, agissent courageusement pour lutter contre la haine, l’injustice et l’exclusion sous toutes ses formes (racisme, antisémitisme, viole, inceste, violence sous toutes les formes, pauvreté, inégalités, etc.). Vouloir opposer ainsi deux générations en pleine crise sanitaire est une stupidité et un acte criminel. La République est indivisible et on ne peut admettre aucune ségrégation ni différence de traitement de quelque nature que ce soit. La situation est pénible pour tout le monde et il est inutile d’aggraver la situation en prônant indécemment et injustement ce genre de dualité au risque supplémentaire de déclencher de nouveaux clivages.


Le résident de la République : Il est encore une fois de plus indispensable de rappeler à ces deux tristes sires nos sacro-saintes valeurs républicaines « égalité – fraternité » bis repetita placent. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons être solidaires, prudents, attentifs, bienveillants, patients, etc. Combien de grands-parents aident les jeunes sous toutes les formes ? Combien de jeunes adorent leurs grands-parents ? Combien de bénévoles se mettent au service des plus démunis ? Combien d’organisations caritatives fonctionnent grâce aux généreux donateurs ?

Oui, Messieurs, ça c’est le modèle français !


Devoir de mémoire : est-il besoin de rappeler que lorsque nous étions jeunes, la vie n’était pas plus glorieuse qu’aujourd’hui. La guerre d’Algérie faisait rage et certains ont sacrifié des années entières de leur jeunesse (28 à 32 mois) et d’autres y ont laissé leur vie ! En ce qui me concerne, j’ai passé 16 mois à obéir à une bande de névrosés à l’haleine anisée qui considéraient que de manier les armes en short et en baskets dans la neige était de nature à former des hommes. Tout comme pour le confinement d’aujourd’hui, je n’avais rien demandé à personne, mais comme c’était obligatoire, j’ai bien été obligé de m’y soustraire bon gré, mal gré. J’ai vécu les évènements de mai 68 sous les drapeaux avec en prime un double confinement pour épidémie de variole. (Lire mon post sur le sujet)


Enrico à la rescousse : pour tenter de redonner à l’émission son meilleur lustre, Enrico Macias, lui aussi invité, a précisé tout simplement que toute vie doit être épargnée et sur ce principe, il ne peut pas y avoir aucune discussion. J’ai quand même perçu chez lui une certaine gène et je lui reproche malgré tout de ne pas avoir réagi plus violemment lui qui a souffert de l’expatriation, de la méprise et de l’exclusion.

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