Les élections présidentielles de 2022

Dernière mise à jour : il y a 8 heures



The deadline : la date limite du dépôt des candidatures pour les prochaines élections présidentielles est fixée au 26 février 2022. J'attends cette date pour avoir la liste officielle des candidats éligibles et prendre connaissance de leurs programmes. En revanche, j'élimine d'ores et déjà certaines personnalités politiques postulantes à savoir :

  • La madone de Lutèce avec son sourire "d'ange heureux" à qui je pose une question : Anne, Anne ne vois-tu rien venir ?

  • Le vieux cheval de retour, le dompteur d'abeilles, le chantre du "made in France" et le promoteur de la VIe République que l'on surnomme "Montebourde",

  • À 70 ans, le gourou des insoumis, le moulin à paroles de l'hémicycle, le Panurge des temps modernes, l'homme qui se prétend être la République, y croit toujours ! (Rappel : le moulin à paroles ne tourne qu'avec du vent...)

  • Notre "Marine nationale", qui s'est proclamée héritière de Jeanne d’Arc, part à la dérive dans les sondages,

  • Même après une pêche miraculeuse, Jean-Philippe Poisson ne se retrouvera pas dans la nasse,

  • Nicolas Dupond-Aignan qui a fait moins que 4,7% aux dernières élections, ne se décourage pas pour autant. Un jour, il s’arrêtera bien au terminus des prétentieux ! Dupont-Aignan et Dupont de Ligonnès ont un autre point commun ! on parle souvent mais on ne les voit jamais...

  • Nathalie Arthaud, descendante directe d’Arlette Laguiller, continue inlassablement la lutte ouvrière.

  • Yannick Jadot se présente « en vert » et contre tous. Il a choisi la citrouille comme emblème publicitaire pour sa campagne ; le seul fruit qui est vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur.

  • J’ai gardé le plus croustillant pour la fin ! Sur un site de généalogie, j’ai pu découvrir cette information déconcertante. Zemmour : Ce nom originaire d'Afrique du Nord, souvent porté par des juifs, vient de la langue berbère ; il signifie, olivier (azemmur). Est-il besoin de rappeler que l’olivier est le symbole de la paix et de la réconciliation ?

  • Le parti communiste, où tout au moins ce qu'il en reste, a désigné Fabien Roussel pour se présenter à l'élection Présidentielle. L'héritier de la famille Russekof va se ridiculiser comme son ancêtre Cadet Roussel

La participation ; le pouls de la santé de notre démocratie : l'abstention record de 60% aux dernières élections municipales est un signal fort d’une démocratie en souffrance ! La « démagocratie » nous guette ! Ce nouveau mot décrit bien une vieille technique utilisée par trop de politiques. En s’abstenant massivement, les Français risquent de voir arriver au pouvoir les extrémistes. Il est inutile de répéter sans cesse les pénibles et tragiques erreurs et épreuves du passé. Soyons responsables, courageux, sélectifs, logiques et mobilisons-nous pour servir l’intérêt général.


Demandez le programme : un programme politique alléchant et ambitieux n’est pas suffisant pour être un bon président pas plus que la réussite d'un face-à-face télévisé. Bien que spécialistes de la communication se donnent beaucoup de mal pour préparer le candidat, la vraie question à se poser est de savoir si celui-ci est prêt à aborder la mission qu'il ambitionne.


Le bon profil : Il ne suffit pas d'avoir une bonne bouille, un beau Brushing, afficher en permanence un sourire enjôleur, faire des phrases ou dénicher le bon slogan pour prétendre à la fonction présidentielle. Il faut avoir du charisme, une stature, une vraie personnalité, une culture générale du plus haut niveau, du courage politique, une solide expérience de la vie politique, une connaissance parfaite de la géopolitique et être bon communicateur. Enfin, des qualités humaines exacerbées sont requises avec une grande dose d'empathie, un sens aigu de la psychologie collective et surtout aimer la France et tous les Français (et Dieu sait si nous sommes complexes). Certes, c’est la description de l’homme rare, mais pour la France, il faut être exigeant et ambitieux puis visionnaire, pacifiste et progressiste pour l'Europe. Il faut estimer les possibilités d’évolution du candidat, sa capacité d’adaptation aux situations délicates et sa volonté d’agir pour l’intérêt commun. Selon Érasme « on ne naît pas homme, on le devient » ; pour le politique, c’est le même principe.


La gestion des paradoxes : Pour bien comprendre les Français, il est indispensable de savoir gérer leurs paradoxes :

  • On veut plus d’égalité et on aime bien les privilèges. Le général de Gaulle s’en était ému en écrivant « Tout Français désire bénéficier d'un ou plusieurs privilèges. C'est sa façon d'affirmer sa passion pour l'égalité.»

  • On veut plus de participation dans les décisions et il n’y a jamais eu autant d’abstentions aux élections.

  • On veut plus de sécurité et à la moindre occasion, on agresse les forces de l’ordre.

  • On veut améliorer nos conditions de vie, mais on refuse catégoriquement le changement.

  • On veut accélérer la transition climatique, mais rien ne change au quotidien.

  • On veut plus d'énergie verte, mais on refuse avec véhémence l'implantation d'éoliennes, de barrages hydrauliques, de centrales nucléaires, de panneaux solaires.

Comment s'exerce la démocratie en France : il y a tout d'abord la constitution de 1958 qui garantit la démocratie représentative. Rappelons aussi que la souveraineté appartient au peuple qui délègue son pouvoir par le truchement du vote aux différents élus des collectivités locales et territoriales, de l'État et de l'Union européenne. Enfin, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif (Sénat et Assemblée nationale) constitue le troisième principe sur lequel repose notre démocratie.

Nous devons faire évoluer notre modèle politique au risque de voir s’aggraver la crise que nous traversons. La démocratie permanente permet d’impliquer nos concitoyens dans la vie publique. Cette nouvelle gouvernance nécessite plus de communication, d’information, de transparence, de vulgarisation, d’échange et de participation. Il faut miser sur le développement de l’intelligence collective pour imaginer et façonner notre avenir.


Les menaces de la démocratie : les lobbyistes ne sont pas les disciples de la démocratie. Ils sont motivés par le gain et missionnés pour défendre des intérêts personnels ou sectoriels.

Les influenceurs politiques ont une fâcheuse tendance à transformer le citoyen en mouton de Panurge ou en rebelle.

Les réseaux dits « sociaux » sont devenus des exutoires pour «pseudomisés », des déversoirs de rancœurs et d’injures et des concentrés d’invectives en tout genre. Ce n’est pas un bon support pour l’exercice de la démocratie.


La boîte à surprise : Coluche aimait à répéter, "Sur le journal, la seule information exacte, c’est la date". Pour mon compte, ce que je préfère dans mon quotidien, ce sont les mots croisés (une demi-heure par jour pour ma gymnastique cérébrale). L’art du cruciverbiste, c’est de dénicher le bon mot à partir de définition, de jeux de mots, de doubles sens, ou de calembours avec par exemple : « boîte à surprise en quatre lettres ». Résultat de la recherche ; urne ! Attention à ne pas transformer la surprise en cataclysme…


Les bons Tweets : Pour terminer ce billet, je vous propose quelques Tweets de l’excellent François Cherix :


« Les analystes qui voient Arnaud Montebourg s’élever dans le ciel de gauche sont pareils aux enfants qui admirent une bulle de savon, dont le destin est d’éclater au premier souffle. Même le soutien médiatique le plus militant ne pourra transformer une anecdote en épopée ».


« Coupée des réalités, la course à la présidence devient un concours de beauté pour narcisses désireux de briller et un concours de bêtises pour médias désireux d’amuser le public en exposant les plus laids. Une foire de Trône où les carrousels frénétiques ridiculisent la politique. »


« L’escroquerie, c’est l’ectoplasme raciste Zemmour élevé au niveau par des médias écervelés. La maladie, c’est son babil venimeux pourrissant les têtes fragiles. La folie, c’est la démocratie qui perd ses repères et qui risque un jour de prendre le néant pour du neuf. »


« Les gauches retrouveront du poil de la bête quand elles comprendront que le défi de la démocratie aujourd’hui n’est pas la promotion clientéliste des minorités protestataires, mais la défense de l’intérêt général. La solidarité ne se construit pas en additionnant les sectes. »


Tweeter impose à concentrer son message en un nombre restreint de caractères (140) avec le sens de la formule ; voilà qui est fait ! Si j’en trouve d’autres du même bois, je n’hésiterai pas à réactualiser ce billet.


Mis à jour le 30 octobre 2021

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